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mercredi 4 mai 2011

5_Remise à Niveau



En rentrant de l'école, derrière le porche, je croisais madame Kerva, notre voisine du dessus, elle attendait, la ceinture à la main. Son regard sévère me terrorisait, je baissais le regard et dans le doute je montais sans me retourner. Je l'avais déjà vu à plusieurs reprises cueillir à cet endroit son fils ou une de ses filles. D'une main elle saisissait par les cheveux ou par l'oreille, ils se tordaient de douleur, tendu jusqu'à la pointe des pieds, son autre main rythmait de coups la procession punitive jusqu'au deuxième étage. Et ce n'était qu'un prélude à ce qui suivait, Dès le début de la marche ça grondait, en haut, c'était le purgatoire, ça frappait, ça hurlait, ça courrait dans tous les sens, c'était quasi quotidien. Ce n'était jamais fini, après une heure de silence, ça reprenait de plus belle dans les claquements et les cris. J'entendais souvent les mêmes phrases extirpées des douleurs et des pleurs, criées haut et fort, "J'ai rien fais !", "C'est pas moi !", "Pourquoi !", "Frappes pas !", "J'en peu plus !", "Arrêtes !", "Non !", "J'ai compris !". La même locution était répétée en boucle jusqu'à s'éteindre dans les râles et le claquement du cuir qui retentissait. Pour les plus méritants suivait une descente à la cave, avec un accompagnement tout aussi forcé, c'était pour la nuit, et parfois plus longtemps. Périodiquement, Madame Kerva ne manquait pas de descendre rendre visite pour rappeler ton du repentir.
Si j'avais à décrire une sorcière, j'aurais sans contestes cité Madame Kerva, une ossature forte, un bassin puissant, une taille imposante. Les traits de son visage bien marqués, une bonne femme du lavoir sortie de L'Assommoir de Zola, le battoir à la main, une expression haineuse, des grands yeux noirs rentrés dans des orbites proéminentes, les sourcils épais, pratiquement joins, les pommettes qui ressortent, jusqu'à la peau d'aspect rugueuse, si ma crainte ne fut pas si forte j'en aurais d'abord ressenti le dégoût. Ses cheveux noir frisés tirés et scellés à l'arrière révélaient pleinement l'apparence du démon. Même ses rares sourires cachaient une cruauté sous-jacente. Son maquillage se limitait à un trait noir qui lui cernait les yeux et lui donnait un faciès encore plus diabolique.
Et pourtant c'était une femme, une femme rongée par la fureur et la haine, par cette maladie incurable dont les pustules se traduisait par un charisme démoniaque.
J'étais médusée quand, sur le palier, je croisais ma mère en pleine discussion avec elle. Qu'avaient elles à se dire ? Je préférais éviter d'en savoir d'avantage.
A la maison, l'opinion était unanime, avec quatre marmots elle avait la vie dure Madame Kerva, pas étonnant qu'elle les frappe, au moins elle avait la paix.
La paix c'est pas ce que j'entendais le soir, et ma mère qui en rajoutait "Tu vois, tu as la chance, je devrais pas m'embêter comme ça avec toi, t'en recevrais une chaque soir, ça filerait droit ici", et mon père qui incitait ma mère à prendre le même exemple.
On les félicitait là haut, eux au moins ils baissaient la tête quand on les regarde, on les entendait courir quand on les appel, ma mère y était allée, il n'y avait pas une poussière qui traîne, elle les faisait bosser, quand leur mère demandait, c'était tout de suite, et au pas de course. Ca ne discutait pas là bas, c'était calme, c'était ça leur paix, au moindre haussement de voix, c'était la ceinture qu'on entendait.
"Ah, elle les dresse bien" disait ma mère.
La peur du châtiment divin étais une vertu, c'est ce qu'on m'apprenait au catéchisme, c'est ce qu'on me confirmait à la maison, qu'il fallait avoir peur de se brûler pour ne pas le faire intentionnellement et la discipline était le moindre mal qui prévenait du désastre.

Moi je les voyais brisés, avec cette folie dans le regard, c'était la peur qui les avait réduit à cet abrutissement. Longtemps on s'était ignoré, eux me renvoyaient furtivement l'image dont me parlait ma mère, j'avais de la chance. Le plus souvent ils étaient enfouis dans leur tourments, et là je n'avais pas ma place, j'étais une étrangère.
Un fossé infranchissable nous séparait, jusqu'au jour où, un samedi après le déjeuner, ma mère me dit "Tu montes".
Deux semaines après que j'eus fessé Corine, la rétribution promise fut appliquée.
Madame Kerva m'attendait, ma mère s'était mise d'accord avec elle pour la garde.
Ma mère avait noué de bonne relations avec Madame Kerva, elle se rendaient des services, ma mère lui donnait mes anciennes fripes pour ses filles, même le garçon portait mes pantacourts et mes chemises. C'était déjà une misère pour moi de les porter, j'ose même pas imaginer ce qu'on doit ressentir de porter les fringues rafistolés de sa voisine.
J'avais l'estomac serré, l'atmosphère ne devait pas être des plus clémente en haut, pendant le repas on venait d'entendre Madame Kerva se mettre en colère et une de ses trois fille avait reçu.
Karima l'aînée m'ouvrit la porte, sans un mot elle m'invita à rentrer. Je la suivis par le couloir dans le salon.
Madame Kerva trônait sur une chaise, face à elle, debout, droits, Saïd, le cadet et Fatima. Malika la plus jeune restait face au mur les mains sur la tête, c'était probablement elle que j'avais entendu crier durant le repas, elle sanglotait encore. Dès mon entrée dans la pièce Karima regagna le rang aux cotés de son frère.
"Bonjour Madame", Madame Kerva répondit sèchement un bonjour. Elle cria à Fatima de se pousser pour que je puisse me glisser entre elle et son frère. Je me rendis compte qu'elle nous avait placé par tranche d'âge.
Madame Kerva nous figea de son regard coléreux, c'était le silence, les regards fuiyants.
Qui avait fait la tache sur le mur ?! Madame Kerva désigna une coloration sur le papier peint. A nouveau le silence, je sentait la peur autour de moi, personnellement je ne craignait rien, mais je trouvais ma situation très embarrassante.
La tension montait, les regards réprobateurs de Madame Kerva annonçaient des conséquences terribles.
"karima !" cria la mère, elle se déchaussa et pris à la main une de ses mule en cuir.
Elle s'approcha fâce à sa fille, "Tes mains !". D'un geste brusque Karima tendit ses paumes.
Madame Kerva frappa une main avec sa mule jusqu'à ce que sa fille ne tienne plus en place, jusqu'à ce qu'elle la retire sa main. La mule atterrit sur la joue de Karima, en larmes, elle hurla. Elle posa ses mains sur ses joues pour les protéger. "Les mains ! J'ai dis", pleurante, Karima les replaça, les coups pleuvaient sur les deux paumes, Karima criait et tapait des pieds par terre. "C'est pas moi, c'est pas moi..." elle répétait. Elle venait de recevoir son acompte.
Madame Kerva se posta devant Saïd qui tendit immédiatement les mains. Sa mère lui lança un rictus sadique, qui lui rappelait que dans la plupart des cas c'était lui le bouc émissaire. Elle le frappait de toutes ses forces, il se tordait de douleurs dans les cris, et les coups de mule sur la tête lui rappelaient sa position. Elle l'avait fait avouer plus d'une fois en le faisant craquer. Après les "c'est pas moi" je l'avait déjà entendu d'en bas passer aux aveux et demander les pardons, prier qu'on ne le frappe plus. Je savais que Madame Kerva avait tendance à le prendre pour cible, lui et sa soeur aînée.
Madame Kerva s'arrêta avant qu'il ne craque et lui lança un regard signifiant qu'elle n'avait pas fini avec lui, que c'était lui qu'elle soupçonnait d'avantage.
Elle me fit face en me montrant sa mule, "Tes mains".
"Je viens d'arriver Madame, j'ai rien fait...". Madame Kerva me regarda un court instant, se retourna, elle se rechaussa et pris la direction de la porte.
Les mains tendues je couru derrière elle. "Pardon Madame, pardon, les mains, ..., les mains". Au pas de la porte elle se retourna, "Je t'ai dis de bouger ?!", elle pointa de l'index vers le salon, je couru me remettre à ma place. Elle prévenu qu'elle ne voulait pas entendre le moindre pas, ça irait mal pour nous si on ne restaient pas figés. Elle descendait, un étage plus bas, comme je l'avais supposé, elle allait dire des choses méchantes sur moi à ma mère. Ici tout le monde se détendait, donnait libre court à ses maux, à ses angoisses.
Le temps se ralenti dans l'attente.
Chaque seconde marquait les pas de Madame Kerva et de ma mère montant l'escalier. Elles montaient à vive allure après nous avoir laissé si longtemps. Alertés par leur ascension, on se redressa et on se remis en place.
Elles entrèrent, ma mère la première, en s'adressant à moi, "C'est quoi se bordel !" Je me taisais, je n'avais rien à dire.
"Tu fais ta loi ici !", Elle me figeait du regard et me regardait droit dans les yeux, cherchant à voir si j'allais broncher. "Tu ne respecte plus personne !, Et chez les gens, tu sais pas te tenir quand y'a pas un fouet derrière ton cul ?!"
"Tu fais honte !" A ce stade je prenais la honte pour moi, j'étais fautive.
"Tu sais que tu la mérite !"en me montrant le martinet qu'elle tenait à la main.
"Tu te déshabilles ". "Tu te mets nue là, comme devant ton père " rappela t elle.
"Tourne toi contre le mur, je ne veux plus voir ta tête !".
J'obéissais, je ne voulais pas qu'on me punisse d'avantage, j'étais déjà au seuil avec les fautes que j'avais commises malgré moi, je n'en rajoutais pas de peur qu'on renforce la discipline.
"On va renforcer la discipline Cécile !", "Tu le sais, je t'avais prévenue plusieurs fois et tu n'en a pas tenu compte", "Dis seulement que tu le mérite pas ?".
"Pardon maman, pardon.."
"Le pardon ça se mérite !" répliqua t elle en ondulant du martinet
"Et tu mérites quoi à ton avis ?"
"Encore une fois tu m'oblige à prendre la discipline du chien. mais là je te préviens, on vat sévir, tu m'y contrains. "
Je reconnaissait ma faute, j'avais pas le choix, et j'acceptais mieux la punition quand j'étais fautive. J'expiais chaque douleur en criant haut et fort dans ma tête que je l'avais mérité, que ma mère faisait bien de me battre, jusqu'à ce que je ne tienne plus, jusqu'à ce que je la haïsse.
"Je la mérite maman", voilà ce qu'elle voulait entendre.
"C'est sur ce ton là que tu le dis ?!" "Il était grand temps qu'on te mette au pas ici."
"Tu te déshabilles, comme devant ton père" rappela ma mère.
Je me déshabillais, Madame Kerva saisit sa ceinture pendue sur la chaise et alla frapper avec Saïd, "Qu'est ce que tu regardes, vas dans le couloir !", elle l'emmena par le col et fit claquer le cuir, il gémit comme un chien. Ici, la chienne c'était moi.
Avec mon collant nylon ma mère m'attacha mes poignets à le poignée de la porte. C'était la même poignée en céramique que celles dans notre appartement. La même que celle à laquelle ma mère attachait le chien pour le dresser.
En finissant de m'attacher :"Et tu vas voir, maintenant en bas ce sera pareil, et pire si tu continue !" De son sac elle pris un mouchoir en tissu et me le mis plier entre les mâchoires.
"Serre bien, parce que là la discipline tu vas te la prendre, et tu vas t'en souvenir !"
Je m'étais cambré, les bras près du corps, mains jointes à la porte, je présentais nue.
Elle frappa mon dos, je ne le supportait pas, je me redressais droite, tournant le dos au mur.
"Pas le dos maman, pas le dos ..."
Elle frappa le bas de mon pubis, je hurlais, les lanières avais cinglé mes lèvres, c'était intenable, je me pliait, je venais de reprendre ma place.
"C'est si difficile pour toi de te mettre en place ! Il faut que je t'aide !"
Elle fit claquer une première volée qui me mis à genoux.
Je l'ai mérité, je l'est mérité, je me répétais dans ma tête. Un coup dans le dos me fit sursauté, terrorisée je me remettais en place.
"Tu te tien droite à ta place, tu veux que je le répète à ton dos, voir si il a compris", Ma mère avait une répartie immédiate, surtout quand il s'agissait de me rabaisser, j'étais une petite sotte, il n'y avais que la discipline pour me faire comprendre.
J'étais redevable de tous à mes parents, me rappelait ma mère, et tout ce que je montrais jusqu'à présent c'était mon ingratitude.
"C'est fini Cécile, tu mérite que je te fasse courir".
Chaque remontrance annonçait une cinglée prochaine, mais exigeait aussi une réponse de ma part, je faisais attention au ton, ma mère me faisait répéter plus fort quand elle ne comprenait pas dans les gloussement et les pleurs.
Par des reprises sur le dos ma mère me remettait en pause, j'en tremblais devant la porte, elle frappait intentionnellement mon pubis quand il était en vue ou quand j'écartais accidentellement mes cuisses.
"Si tu te met pas en place Cécile, je vais te reprendre".
Je mérite ça, je mérite ça..., Ca en devenais à la limite une question quand la douleur me portait hors de moi.
Je payais ma rétribution pour ne devoir rien à personne, c'était le pardon.
"Ca va vite finir ses conneries Madame Kerva, elle va passer la nuit dans votre cave, ça la fera réfléchir".
"Cécile à ta place!", "Combien de fois je dois te le répéter ?!". J'étais sanguinolente, à genoux devant la porte, les bras levé vers la poignée.
Le dos, j'en pouvais plus, je tirais sur les liens comme une folle pour m'en démunir. Je la haïssais, je lui aurais sauté dessus pour la tuer si ce n'était pas les liens. Ma mère frappa mes mains tendues, mon pubis, elle me remis en position. Tout mon corps tremblais et c'était pas fini, j'en pouvais plus.
Je demandais le pardon pour la convaincre de pas m'en remettre une.
"C'est qui ici qui manque de respect ?!, Réponds !"
Elle frappa une série sur mes jambes, j'en hurlais, je pleurais, le visage pourpre sous la tension.
Les pleurs étaient un râle continu qui sortait du fond de la gorge, fripée après avoir tant crié cet après midi.
Je tenais plus, je lui demandais le pardon une fois de plus avant qu'elle eu fini.
"Alors tu a bien compris Cécile ?! J'écoute !".
"Pardon maman, je le referais plus jamais maman. Je te le jure, je te le promet maman, je vais me tenir..."
"On va voir ça plus tard si tu sais te tenir, tu m'as déjà menti, et tu recommences ! Il faudra que je te le pende au coup celui là pour que tu t'en souvienne ?!" en me tendant le martinet.
"Il faudrait peut être que je t'en recolle une ?!" "Réponds ?!", je fondais en râles.
"Je serais bonne maman, je te le jure ... me frappes pas.... "
"C'est toi qui donne des ordres ici ?!"
Non ! C'était terrible, elle me pardonnait pas encore, j'allais en reprendre, et sur le dos cette fois, elle me l'avait dit.
"Si tu t'avise de te retourner, tu sais par où je vais te reprendre."
Elle ramassa son mouchoir et me le replaça dans la bouche.
"Je vais t'apprendre à t'excuser, et tu t'excusera après, quand j'aurais fini."
J'étais à genoux les bras vers la poignée, je tirais sur les liens, je suffoquais, ma mère me laissait reprendre mon souffle.
"Et maintenant je veux entendre comment tu demandes pardon".
Je me débarrassais de tout ce qui coulais sur mon visage et dans ma gorge.
Dans les larmes, les paroles sortaient de moi, "Pardon maman..., je ferais tout ce que tu veux maman,.., je me tiendrais bien à ma place...".
"Montre !" cria t elle. Je me remis en position devant la porte, elle frappa d'un coup violent mes fesses.
"T'en veux un autre ?"
"Oui maman, ... , je l'ai mérité maman..., merci maman...".



3 commentaires:

pascal a dit…

Ce sont des souvenirs qu'on revoit comment? avec émotion? Avec plaisir? Excitant???

Cécile a dit…

Bonjour Pascal, je vous remercie grandement pour ces questions intimes et pertinentes, aussi je vous invite à lire la suite pour découvrir les réponses.

Anonyme a dit…

j ai porté des culottes courtes jusqua 17 ans j etais un garcon grasouillet avec un gros derriere ce qui malheureusement favorisa les fessées inombrables que j ai recu en pension la directrice tous les deux jours me convoqué a son bureau pour me fouetter profitant du moindre pretextes j etais fouetté pour m humilier devant les filles de la cantine j etais devenue le soufre douleur de ces dames celle cie me deculotté qulque fois j etais completement nue mes parents avais dis a la directrice je ne veux pas de gifle par contre utilisé le martinet sur les fesses les cuisses c est sans danger je veux qu il travaillee bien et sois obeissant j etais attaché par les poignets ou sur un banc le derriere en l air ecartelé dans cette position humiliante j offrais a l assistence mon anus ainsi que mon sexe toutes ces femmes savaient que j etais humilie a tour de role en riant elle me cinglée au martinet je recevé des corrections malgré mes cris mes ssupliques jusquaau sang quand je repartait j avais du mal a marcher et a massoir en classe au refectoires quelque fois nous etions attaché par les poignets a plusieurs gamin debout sur la pointe des pieds s etait la dance du martinet je fus fouetté dans se college durant trois ans le plus humiliant on nous lavé nue dans une basine le college etait privé s etait une sorte de maison de corrections pour les jeunes garcons le couple qui tenait le college avait une bonne reputation les familles qui avait un enfant dificile toutes ses femmes qui s occupé de l education des jeunes garcons etaient partisane de l emploie de la fessée et du martinet sertains garcon fugué il etait ramené par les gendarmes on etait mis au cachot pendant une semaine on recevé une correction le matin et le soir a la fin la douleur du martinet quand nous etions bien fouetté nous devenions maso eprouvion une forte chaleur on ne sentait plus les douleurs des fessées