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vendredi 13 juillet 2012

14_Transition




Les journées se rafraîchissaient, Lucien n'attendit pas un instant pour exiger le pantalon. bien que la température restait suffisamment douce.
Ses quelques paires, je les gardais dans mon armoire, elles lui étaient réservées pour la saison hivernale, pas avant.
Son ton provocateur m'irrita, mais je préférais avaler cette épine et répondre à sa demande d'être vêtu plus chaudement. Lucien enviait son frère que je ne contraignais pas au port systématique de la culotte courte ou du bermuda.
Il était hors de question que je cède au chantage du morveux, une inflexion de ma part et il me mangerait crue.
Je trouvais vite une réponse à mon dilemme dans l'armoire de Christine.
Je revins vers Lucien. Dans leur chambre, les deux garçons se préparaient pour aller à l'école, et Lucien attendait son pantalon.
Je lui tendis un collant chair qui s'ajusterait parfaitement à sa taille. Il ne savait pas très bien ce que je lui donne, je précisais :
« Tu mets les collants Lucien. »
Il venait de comprendre qu'il n'aurait pas gain de cause sur les culottes courtes. Comme par magie, la température venait de remonter, maintenant Lucien disait qu'il ne faisait pas si froid, il promit de ne pas rechigner à mettre son bermuda.
Encore une fois il voulait me prendre pour une conne, je sortis de la chambre en lui rappelant que je ne répéterais pas deux fois.
Lucien arriva au salon pour le petit déjeuner, d'un regard accusateur je fis l'inventaire de sa tenue de la tête aux pieds. Chemise, gilet, bermuda, les chaussettes tendues au dessus des chevilles et les chaussons. Mon regard resta un moment sur ses jambes, puis remonta sur son visage avec l'expression de dire qu'il se foutait de ma gueule. Dès qu'il me vit d'un pas décisif prendre la direction de la chambre de sa mère, il fila droit dans sa chambre parfaire au manquement dont il était question. La perspective d'avoir à déglutir durant le chemin de l'école le réjouissait encore moins.
La ceinture enroulée à la main, prête à l'usage, j'arrivais à vive allure dans la chambre où le processus en était à enfiler un pieds. La ceinture cingla le rythme jusqu'à ce que les collants soient impeccablement tendus au dessus des fesses.
Cette remise au pas lui avait juste laissé le temps de débarrasser la table après le petit déjeuner.
Lucien avait reçu de quoi déglutir jusqu'à son arrivée en classe.
Aux portes de l'école je lui annonçais qu'à son retour à la maison on allait parler discipline, la ceinture l'attendait. Cette remarque avait juste pour objet de porter d'avantage attention à son attitude.
Des collants je lui en avais acheté, de quoi en porter tous les jours, des gris en coton mélangé, marrons et blancs en laine, des opaques marines en nylon, et quelques chair qu'il pouvait porter avec des chaussettes. Il en avait un rouge opaque que j'utilisais pour éprouver son obéissance quand elle était remise en question.
Les collants étaient placés dans mon armoire, et j'avais appris à Lucien de venir me les demander, comme si il s'agissait d'un objet désiré.
« Je peu avoir un collant Cécile ? »
La tenue ne manquait pas de lui inspirer la timidité et la modestie, j'en étais satisfaite. Je fit part de ses vertus à Christine. Ma tante considéra la tenue très convenable pour un garçon de l'âge de Lucien. Elle me conseilla de l'appliquer à Jérôme pour plus de parité et surtout, pour prévenir la naissance d'un mauvais caractère.
La parité, je n'y tenais pas spécialement.
Pour Jérôme, les collants, c'était exclusivement en coton et en laine, les pantalons trois quart, et les bermudas quand sa mère venait.
Jérôme s'irritait contre la volonté maternelle quand je lui rappelais :
« Jérôme, tu sais ce qu'a dit ta mère, tu mets tes collants. »
La ceinture resta un long moment rangée dans l'armoire, Lucien en avait peur comme de la peste.
Au moindre mécontentement que j'exprimais par :
« Lucien ! », il se reprenait, la mauvaise humeur passait de suite, la protestation était ravalée sans qu'on eu à en entre un mot.

Ma tante Christine avait rencontré un homme, un client régulier de l'hôtel, moitié bavarois, moitié autrichien, Ulrich.
Il vint passer quelques jours chez ma tante.
La cinquantaine bien passée, ventru, le crâne rasé cachait sa calvitie, souriant, son assurance lui donnait un coté désinvolte.
Quand à ce qu'il racontait, pour moi c'était du fantastique, mais comme j'avais envie d'y croire, je gobais tout. Le pic du programme c'était le yacht de vingt cinq mètre dans l'Adriatique, et je savais même pas où c'est, l'Adriatique.
Originaire de Munich, où il avait son pieds à terre principal, il avait voyagé un peu partout.
A travers ses récits je voyageais dans ma tête, Londres, New York, Rome, Tokyo, et même la Corée du Nord qu'il avait décrit comme l'endroit le plus triste de la planète.
Ses affaires, c'était la commerce d'oeuvres d'art, et visiblement pas des moindres, j'avais entendu « Picasso » dans ses discours, pour le reste, je connaissais pas.
Encore une vanité qu'il m'a fallut entendre, c'était que son père lui avait dit de toujours acheter Mercedes comme voiture, et depuis qu'il était étudiant il n'avait que cette marque.
Lui aussi était divorcé, père de famille, il avait trois enfants déjà adultes.
Moi, je l'amusais, je lui rappelais une cousine, qu'il avait dépeint comme psychorigide. Il avoua l'avoir beaucoup molesté psychologiquement, mais sans succès, c'était un cas désespéré.
Il s'amusait à me lancer des pics, avec son accent deutch, il me déstabilisait dans mes convictions qu'il considérait comme des foutaises de prolo.
Là dessus, il était catégorique, le monde se divisait en deux catégories, ceux qui profitent de la vie et ceux qui baissent leur froc.
A chaque fois qu'il venait voir sa chérie, ma tante, c'était le lavage de cerveaux, et la Mercedes dernier modèle de l'époque était pour moi un gage de confiance.
Je commençais à douter, de plus en plus, Ulrich avait certainement raison et moi j'étais une conne, une gamine qui devait encore faire ses classes, mais qu'est ce que je pouvais y faire, dans ma condition on ne pouvait que rester une conne.
Ulrich appréciait peu mon autorité sur les enfants, il fallait arrêter le massacre, et au plus vite.
Il était prévu pour ma tante d'aller vivre à Munich et de me soustraire à mes obligations.
Je m'en faisais un sombre tableau, aller vivre à nouveau chez ma mère ne m'enthousiasmait guère.
Pour plaire, j'avais mis du leste dans l'éducation, mais ça ne changerait rien, j'allais prendre congé de mes services.
Ulrich me demanda si j'avais d'autres ambitions que les ménages et la baby sitting, peut être avais je envie d'étudier, comme c'était le cas pour les filles de mon âge.
J'étais honteuse de répondre que je n'avais même pas passé le brevet.
Ulrich me sourit et me demanda à nouveau de répondre à sa question, avais je envie de faire des études.
La réponse fut oui, suivie des questions comment et quoi.
Ulrich me suggéra le graphisme, c'était, à sa connaissance, un milieu où l'on n'était pas très regardant sur les diplômes. Il affirma que je pourrais travailler dans la pub, un endroit rempli de démagos et d'imbéciles, ça allait me plaire.
La seule condition était que j'ai le courage d'apprendre, je confirmais.
La question du comment me restait toujours obscure.
Ces promesses était une vague lueur d'espoir, et je m'attachais au peu qu'on m'en ai dit, tête basse, je rentrais vivre chez ma mère.


vendredi 6 juillet 2012

13_Tolérance




Tante Christine appelait régulièrement pour savoir si tout ce passait bien.
Je donnais des comptes rendus positifs, sans omettre de mentionner que l'attitude de Lucien a nécessité quelques rectifications.
Christine, puisque c'était ainsi que ma tante préféra que je m'adresse à elle, me confirma que Lucien s'était plaint d'avoir été battu. Elle regrettait que je dût en venir à cette pratique pour le remettre en place.
Je la rassurais sur notre contrat tacite, il n'y avait nulle raisons pour elle de s'excuser devant moi, je considérais que dispenser la discipline rentrait intégralement dans mes obligations, et cet usage me facilitait le travail. Je demandais simplement à Christine de soutenir mes efforts à son arrivée par une confirmation démonstrative de la méthode à appliquer en cas de mauvaise tenue.
Ma tante me promis qu'elle ôterait à Lucien l'envie de se plaindre, les jupes de maman ne lui seraient pas d'un grand secours pour justifier son arrogance.
Elle allait lui en filer une sévère, une comme il n'en avait jamais connu, il en n'oublierait même son nom. Christine craignait de mon désengagement et voulais régler l'affaire au plus vite pour avoir l'esprit et les mains libres.
C'était là le dernier point d'autorité que je voulais régler avec Lucien, avant de parfaire son comportement.
Jérôme avait eu droit aux félicitations pour avoir pris une position convenable de son propre chef.

Lucien se tenait à carreaux, sans pour autant, l'esprit vengeur et confiant, manquer de me lancer des pointes. On verra quand sa mère va revenir, elle me clouera le bec.
Je ne répondais pas à ses agressions, le laissant vivre dans cette illusion triomphante.
Du moment qu'il ne bronchait pas plus que ça dans son attente, je ne jugeais pas nécessaire de changer de ton.
Plus le jour de vérité approchait, plus Lucien se dissipait, je laissais faire, les arguments supplémentaires qui justifiaient de lui serrer la visse étaient les bienvenus.
C'est avec éloquence qu'il révéla sa sournoiserie quand sa mère arriva, il ne m'obéissait plus.
Jérôme qui avait acquis mon attention et ma sympathie couvrit la table et m'aida à accueillir.
Lucien comptait me faire passer pour une conne, qui a sur lui encore moins d'autorité que sa mère, il n'obéissait qu'à la demande de maman.
Je déconseillais à Christine de répéter à Lucien mes ordres, Jérôme s'en chargeait avec engouement, il débarrassa la table. J'en fus agréablement surprise, craignait il des conséquences, ou voulait il simplement me plaire. Si je m'étais montrée intransigeante avec Lucien, Jérôme avait eu droit à l'indulgence et aux câlins, il en était devenu friand, complètement addict.
J'avais remarqué que périodiquement il lorgnait mes jambes, certainement mes fesses quand j'avais le dos tourné. Je faisais semblant de ne pas le remarquer pour ne pas lui inspirer la peur d'avoir fait une faute.
A vrai dire, ça m'était agréable de le savoir ainsi troublé. Il prétextait de lui lire une histoire pour venir s'asseoir sur mes cuisses, Quand nous regardions la télé il s'asseyait sur la moquette collé à mes jambes. Plus le temps passait, plus cette proximité se renforçait.
Alors que je lisais allongée sur le canapé dans le salon, Jérôme s'asseyait à mes pieds et les caressait, je continuais à lire comme si il n'en fut rien. Un de ses jeux favoris, s'allonger sur mes genoux pour que je lui donne, à la main, une fessée fictive. Certainement une réminiscence du souvenir des fessées de sa mère.
Lucien en rageait de voir son frère constamment fourré entre mes jambes. J'avais créé une fausse abyssale entre les deux frères. L'un me demandais en mariage, et je jouais le jeux, l'autre me haïssait, moi comme Jérôme, qu'il avait décidé de molester derrière mon dos ou inventer des supercheries pour le faire punir.
Mais ça ne passait pas, je les connaissais maintenant trop bien pour être dupe, par la récompense j'encourageais Jérôme à me dire ce qui se passe vraiment, et sa parole avait foi.
Les sournoiseries de Lucien déclinaient sans conteste, par l'application de rétributions adéquates, privations, corvées, corrections.
Christine ne reconnaissait plus le Lucien d'antan, c'était devenu un garçon docile, « oui maman », « oui Cécile », « tout de suite Cécile ».
Si elle croyait l'attitude de Lucien sincère, moi je savais qu'elle n'avait qu'un seul fondement, celui de lui tanner régulièrement le cul. Si elles n'étaient pas sincères, c'est par l'habitude qu'elles rentreraient dans son crâne, les bonnes manières.
Une seule fois Jérôme avait tenté un subterfuge avec moi, et ce fut l'unique. Je découvris la tâche, certainement du jus de framboise, sur le canapé en velours beige du salon. Ils furent appelés tous deux à se dénoncer. Jérôme prétendit qu'il était responsable, ils savaient tous deux que je ne le battais pas. Il mentais, je le voyais dans ses yeux, dans son manque d'assurance à avouer la faute.
Etait ce pour trouver un moyen de protéger son frère et remonter dans son estime, ou bien Lucien l'avait il menacé, j'allais vite le savoir.
J'annonçais à Jérôme la fessée, à la ceinture, sur ses fesses nues. Il n'en revenait pas, je sentais son hésitation à me dire la vérité, ses yeux suppliaient « c'est pas moi ». Ca me faisait mal au cœur d'avoir à lui donner une correction, mais je n'avais pas le choix, il s'était joué de moi, et les conséquences devaient être suffisamment sévères pour lui ôter ces idées de la tête.
La tête basse il m'apporta la ceinture, pensait il encore que la correction serait fictive.
Elle ne le fut pas, je m'assis sur le canapé, jupe relevée, plaçant Jérôme à cheval sur ma cuisse, son torse sur le coté gauche, plaqué, retenu d'une main, dans l'autre main, la ceinture pliée en deux s'abattait à rythme régulier sur ses fesses nues.
La vérité sortit aussitôt de sa bouche, c'était Lucien qui l'avait forcé. Je lui expliquais qu'il serait comme même puni, parce qu'il m'avait menti, et qu'il m'avait fait très mal, je ne m'attendais pas à ça de lui, et je ne voulais plus jamais que ça recommence.
Il avait honte, il s'excusait, et c'était sincère.
La punition fut suffisamment sévère pour qu'il s'en souvienne bien, mais suffisamment indulgente pour éviter sa haine, pour qu'à la fin il accepte sans peine mes tendres consolations.
Voilà, c'était fini, je pris Jérôme contre moi et il enroula ses bras autour de ma taille pleurant la tête contre mon ventre.
Il promis de plus me mentir, plus jamais, je savais aussi qu'il l'avais bien senti passer, et qu'il ne voulais plus la revoir la ceinture.
C'est à Lucien que j'ordonnais de la remettre en place, lui ne comprenais pas comment son frère pouvais venir pleurer contre moi alors que je venais de lui coller une rouste. Encore une fois je vis la haine dans le regard de Lucien.
Demain on parlerais de son influence sur son frère, lui dis je.
J'emmenais Jérôme dans ma chambre, allongé sur mon lit, je lui passais de la pommade. Il dormirait avec moi ce soir, ça faisait partie des consolations. Il s'allongea sur moi, ses jambes autour de ma cuisse et s'y frotta jusqu'à trouver l'apaisement.
Depuis, venir dormir dans mon lit était devenu pour lui une friandise occasionnelle, par laquelle je le récompensais pour notre bonne entente, et spécialement quand il trouvait le courage de dénoncer des méfaits notables de son frère qui pouvaient m'échapper. C'était pour le protéger d'une éventuelle colère de Lucien qui venait de se faire corriger, pour le soustraire de la mauvaise humeur de son frère, que, particulièrement dans ces cas , j'invitais Jérôme à dormir dans ma chambre.

Christine, tout comme moi, voyait qu'on ne pouvait se passer d'une sérieuse remise en place dans l'attitude de Lucien.
La séance était prévue pour le lendemain, un samedi après midi, après la sortie de l'école.
L'intéressé Lucien fut convié à recevoir des explications au salon, nous l'attendions tous de pieds ferme. Assise les jambe croisées dans le fauteuil, j'attendais, curieuse, la prestation de Christine.
Près de moi Jérôme attendais lui aussi, les fesses sur la moquette, adossé au fauteuil.
Remontée, les nerfs tendus, Christine explosa comme le tonnerre qui gronde.
Quand Lucien essaya d'en placer une, il se pris une gifle, il n'avait certainement jamais vu sa mère dans cet état.
Dans toute l'éloquence d'une engueulade supposée lui faire remonter ses sucs gastriques, Lucien se faisait traité d'ingrat et était sommé de respecter mon autorité à la lettre.
Christine lui annonça qu'il recevrait la ceinture, et s'empressa de la chercher. Je vis que Lucien ne fut pas spécialement affecté par la sentence.
Christine revint avec une ceinture en imitation cuir, noir, large. Il était vrai qu'elle faisait peur, mais c'était bien son unique avantage, elle ne m'était pas inconnue, je l'avais remarqué dans la garde robe de ma tante. Pour moi elle ne présentait pas d'autre intérêt que décoratif. Trop légère pour un usage punitif.
Je comprenais mieux maintenant pourquoi la ceinture de maman ne suggérait à Lucien aucune vertu dissuasive.
J'intervins dans la décision de ma tante :
« Pas avec cette ceinture Christine. Jérôme, apporte nous la bonne. »
« Non ! » Lucien entra dans une série de protestations, il voulu s'enfuir, mais sa mère l'agrippa par le col.
« Dépêche toi Jérôme, apporte moi cette ceinture ! » Cria Christine en retenant Lucien qui se débattait. Je lui vin en aide scellant mes mains autour des poignets de Lucien.
En écartant ses bras, je tirais Lucien vers moi dans une position basse pour venir coincer sa tête entre mes genoux. Tirant sur ses bras je fis glisses sa tête entre mes cuisses jusqu'à ce que sa nuque vienne se coller à mon pubis.
Je remarquai que cette position, non seulement interdisait à Lucien de soustraire son cul, mais aussi éviterait à Christine d'être attendrie par le visage suppliant de son fils.
La ceinture arriva, je conseillais à Christine de l'enrouler autour de la main et de prendre une bonne distance pour officier.
Ca pleurait, ça hurlait sous ma jupe, je sentais des dégoulinures visqueuses sur mes cuisses.
Christine appliquait frénétiquement les volées sur le postérieur cambré de l'ingrat.
J'étais toute excitée, je maintenais Lucien par les aisselles, j'avais changé ma prise, non seulement pour plus de fermeté mais aussi pour affirmer d'avantage la pression entre sa nuque et mon pubis.
Les suffocations que je ressentais entre mes cuisses ne laissaient à Lucien aucune place pour des protestations.
Les fesses de Lucien étaient zébrées en rouge sur toute leur surface, je stoppais Christine, ivre dans son élan de bien faire, elle ne mesurait certainement pas la force de ses impacts, et bien heureusement ma jupe lui cachait les symptômes dans leur ensemble.
Quand je relâchais Lucien, il tomba à terre et se recroquevilla dans les râles, Christine compris qu'elle avait largement dépassé son dû, mais n'en afficha que satisfaction.
Loin des yeux, et loin du cœur.
Les jours consécutifs, Lucien mimait la démarche des canards, Jérôme nous rapporta que son frère ne mettait pas de culotte, certainement l'élastique ou autre contrainte le forçait à cette commodité.
Ce détail ne manqua pas de s'ajouter à ma satisfaction.
Avant de partir, Christine mis en garde Lucien. Si elle entendait ne serait ce qu'une seule plainte de ma part à son égard, elle n'hésiterait pas à lui en coller une semblable, voir pire.








mardi 3 juillet 2012

12_Gouvernance



Les deux années qui suivirent mon crime furent des plus terribles, la dernière ligne droite avant que ma mère ne consente à me considérer en jeune femme responsable.
Si les punitions appartenaient maintenant au passé, je gardais toujours avec moi mes peurs et mes tics, comme celui de couvrir mon visage dès que quelqu'un levait la main ou faisait un geste brusque, la peur me serrait l'estomac quand je descendais à la cave.
« On va s'expliquer à la cave, Cécile ! » Les mots résonnaient encore dans ma tête.
Il était toujours là, pendu à son clou, le câble des réprimandes suprêmes, cette terreur qui avait ôté en moi tout espoir de pouvoir un jour révéler ma personnalité, qui avait mordu ma chair jusqu'à ce que j'accepte comme bienfaitrice mon humiliation, jusqu'à ce que je reconnaisse en moi toute fierté vaniteuse.
Ma nouvelle condition venait comme une récompense longtemps attendue, et justifiait pour moi l'éducation drastique que j'avais reçue. On m'avait appris à mériter ma situation, j'en étais fière, on n'a rien sans rien, j'approuvais qu'il fallait se donner du mal pour arriver à ses fins.
J'étais maintenant considérée en femme et je me considérais riche, ma mère me remettais la moitié de ma paye, l'autre partie m'était retenue comme participation au foyer.
J'étais enfin libre, et ma liberté se contenait à respecter les valeurs qu'on m'avait enseigné.
C'était une ligne rouge que je n'avais nulle envie de franchir, ce confort me garantissait mon nouveau statu.
Je rêvais d'une indépendance totale, d'un véritable chez moi, soustrait des jugements de ma mère, et bientôt cette consécration sonna à ma porte.
La proposition me convenait parfaitement et répondait à mon besoin grandissant de m'épanouir.
Tante Christine, lointaine cousine de ma mère accepta une mutation profitable en tant que réceptionniste dans un hôtel d'une station balnéaire.
L'aubaine pour elle de rembourser plus confortablement ses traites, la seule condition étaient qu'elle puisse faire garder ses deux jeunes fils, Lucien, l'aîné et Jérôme, deux ans plus jeune.
Tante Christine n'était pas dans une situation des plus confortable, son ex époux était rentré dans une secte et ma tante était restée seule avec les crédits de l'appartement.
J'acceptais le rôle de gouvernante, payé une misère, mais j'avais une grande chambre, loin des yeux mère, et je gardais mes anciens boulots de ménage ainsi que l'intégralité de ma paye.
Tante Christine revenait à l'appartement une semaine par mois.
Elle me fit sentir de me considérer comme chez moi et m'invita même à utiliser sa garde robe si j'en avais envie.
Pour moi aussi c'était l'aubaine, je pouvais faire ma vie comme bon me semble et la contrepartie de garder ses enfants était des moindre.

Tante Christine se plaignait de Lucien, il donnait le mauvais exemple a son frère, qui commençait à l'instar de l'aîné à faire sa forte tête.
Je demandais à ma tante si elle leur donnait la fessée. Bien sur, la pratique faisait partie intégrante des traditions familiales, elle précisa qu'avec Lucien elle avait même recours à la ceinture, mais les fruits de ses efforts n'étaient que de très courte durée, à l'entendre, je cru comprendre que Julien n'en avait rien à faire.
Je lui promis de mettre de l'ordre dans leur comportement, que j'allais les mettre sur les rails, et vite.
Septiques des résultats que je pouvais obtenir, ma tante me remercia grandement, et me donna carte blanche sur la manière de procéder.
Ma tante me connaissais depuis que j'étais toute petite, elle restait depuis toujours en admiration devant la constance de mon attitude respectueuse. Elle n'était pas dupe, elle se doutait qu'il y avait des efforts à faire, surtout avec des garçons, malheureusement son état de fatigue et son tempérament avaient suscité un laissé allé qu'elle déplorait.
Tante Christine me remis les clefs, pour elle je lui rendais un grand service, vital. Elle était un peu gêner de me pièger avec ses deux diables qu'elle considérait incorrigibles, tout ce qu'elle souhaitait c'est que je tienne le coup.
Moi je n'avais nulle intention de jouer au martyrs et me faire humilier par des marmots qui me doivent respect et obéissance.
Je considérais l'affaire acquise, et si les deux garnements en pensaient autrement, ça allait dérouiller.

Quand tante Christine avait fait les présentations, j'étais restée cordiale mais sèche, le regard jugeant du comportement frivole des deux fils, je faisais l'inventaire des attitudes à changer.
Ma remarque fut publique, je voulais qu'il entende bien qu'il y allait avoir du changement, je les sentait perdre leur repères, ils ne savait plus vraiment sur quel pieds ils allaient danser.
C'était fait, je les avais mis en garde, maintenant j'attendais patiemment qu'ils me testent pour leur donner une réponse adéquate.
C'est Lucien qui prit l'initiative, quand je mis fin au jeux et requis de ranger leur chambre.
Sa réponse fut violente, il me considéra comme sa bonne, c'était ainsi qu'il se représentait ma présence.
Mon retour le laissa bouche bée, il avait un quart d'heure pour ranger la chambre, j'en rajoutais pas d'avantage et sorti de la pièce. Le silence dura quelques instants et les jeux recommençaient.
Sur cette décision prise, je fit un tour dans la chambre de ma tante, ce que je cherchais se trouvais précisément dans la penderie.
J'avais tout de suite repéré ce qui convenait, une fine ceinture en cuir marron, estampée sur toute la longueur d'un motif floral. Quelques essais sur la paume de ma main confirmèrent mon attente, ça allait faire un mal de chien.
Chose promise, chose due, montre en main, je laissais s'écouler les quinze minutes prévues pour le rangement.
J'entendais encore les joies de la rébellion, mon retrait provisoire avait suscité encore plus d'enthousiasme.
D'un pas décisif, la ceinture enroulée autour de la main je rentrais dans leur chambre, inutile de faire un constat, le bazar n'avait qu'empiré. D'un coup cinglant sur les mollets dénudés de Lucien qui portait un bermuda, je le fit sursauter dans un râle.
Visiblement il ne savait pas ce qui lui arrive, il me regardait les yeux écarquillés remplis de craintes.
En un instant il compris que je lui barrais la route vers la porte et s'agenouilla assis pour protéger les parties nues de ses jambes, il leva les mains en croix pour prévenir d'autres coups.
Je fis le tour pour me retrouver derrière lui. Il vit une brèche dans mon déplacement pour s'enfuir, mais un coup consécutif sur les mollets le stoppa net, et il se rassit sur les genoux. Je l'attrapais par le bas de sa chemise pour la lui remonter jusqu'en haut du dos. Ses mains vagabondaient sur son dos pour parer d'éventuels coups.
C'est sur le haut du dos que je lui fit ressentir la douleur, là où ses mains avaient peine à atteindre.
Il hurla, il pleurait sans retenue, comme si je l'écorchais vif.
Je le tenais fermement par sa chemise remontée au niveau de sa nuque, il sentait bien qu'il n'avait plus d'autre alternative que de tenir la tête basse et obéir.
Jérôme, apeuré, rangeait frénétiquement la chambre. Je lui lançais un regard foudroyant, espérant qu'il comprenne qu'après ça pouvait bien être son tour.
J'ordonnais à Lucien de baisser son pantalon et sa culotte, lui ne voulais pas décoller ses fesses de ses mollets.
Un autre coup sur son dos me donna de suite raison, et debout sur ses genoux Julien exécuta l'ordre en vitesse. Il était grand temps de lui apprendre l'obéissance.
Culotte baissée je l'amenais vers son bureau, où je le fis s'accouder cambré, les jambes serrées Les fesses bien tendues.
Dix coup de ceintures sur son cul, je lui annonçais la réprimande pour avoir fait sa forte tête.
Si il allait y avoir un martyr dans cette maison ce serait lui, parce que je n'allais pas tolérer d'attitudes désobligeante, et je n'allais pas user de ma voix pour répéter une deuxième fois.
J'avais pas le droit de le frapper, il dirait tout à sa mère, j'étais une salope conclu Lucien.
Le premier coup de ceinture ne se fit pas attendre, Lucien se raidit, droit, le souffle coupé.
Je lui demandais si il voulait que j'en rajoute, parce que si il insistait, j'allais doubler la correction.
Il rétorqua par un « non », tout en plaçant ses mains pour protéger son derrière.
Aussitôt, je lui appliquais un deuxième coup sur ses cuisses. Il hurla et tapa des pieds sur place, piétinant sa culotte et son bermuda qui venaient de rejoindre le sol.
De ses mains, il attrapa ses cuisses à l'endroit où la ceinture venait de le cingler.
« J'attends des excuses. » Lui dis je.
Il calma ses pleurs pour balbutier d'une voix chancelante, ses regrets. Légèrement cambré, il couvrait toujours ses cuisses.
Je lui cinglais à nouveau ses mollets en lui criant qu'il devait se remettre de suite en position.
Ses jambes courraient sur place, dans ses râles il supplia de pas le battre d'avantage, il avait compris, il ne broncherait plus, il ne tenais plus, ça faisait trop mal sur les jambes .
Impassible devant ses simagrées, je lui conseillais de me tendre ses fesses au plus vite si il ne voulais pas danser la polka.
« J'attends ! » lui criai je, dans son hésitation.
Un quatrième coup sur les cuisses lui inspira une motivation profonde pour réajuster sa pose.
Il était maté, son attitude à redoubler d'effort pour se remettre en place après chaque coup me le confirmait, moi je le stimulais d'avantage quand ça traînait à remettre le cul en place, en menaçant d'un prochain sur les jambes.
Il avait changé de ton ton le Lucien, il suppliait, il promettait d'obéir, ma thérapie de choc ne lui offrait qu'une seule voix acceptable, la résignation.
Dix coups, c'était dix coups, je lui rentrais dans le crâne que je ne fléchissais pas, qu'il pouvait s'estimer heureux de pas s'en prendre d'avantage, parce qu'il ne les avait pas volé ceux la.
Son esprit était maintenant exempt de toute protestation, prêt à acquiescer une humiliante engueulade, il allait tomber de haut dans son estime, les mots d'usage pour la circonstance, je les connaissais par cœur, ma mère me les avait rabâcher plus de mille fois.
Il était loin d'avoir repris ses esprits, quand je lui demandais de me faire face pour pousser une gueulante.
Il n'y avait pas de bonniche ici, c'était pas un marmot de son espèce qui allait dicter sa loi, si il entraînait encore son frère à faire des conneries, il allait montrer l'exemple, il allait montrer comment on tend son cul. Je dandinais la ceinture dans ma main, signifiant qu'elle n'attendait qu'un mot de travers pour sévir.. Lucien mâchait ses phrase dans les pleurs.
« Tu arrêtes de chialer Lucien, parce que si tu en a encore envie, je vais te donner une bonne raison avec la ceinture », je la lui présentais menaçante, bien en évidence devant son nez.
Le visage pourpre comme une betterave il contenait l'irruption.
Jérôme, debout, pétrifié nous regardait, il se demandait certainement si lui aussi allait y goûter.
Il venait de ranger impeccablement la chambre et attendait sa sentence.
Je félicitais Jérôme d'avoir pris la bonne initiative, en m'adressant rudement à Lucien je lui conseillais de prendre exemple sur son frère.
Lucien commença à se remettre sa culotte, je lui fit remarquer qu'on avait pas encore rangé la ceinture, à nouveau il étouffa des pleurs. Je la lui tendis pour qu'il la remette en place avant de se rhabiller.

Le lendemain, bien qu'il tenait sa tête basse, Lucien montrait sa mauvaise humeur, il ne parlait pas, ni à son frère avec qui il se montrait désagréable, et avec moi encore moins.
Dès que je lui demandais quelque chose, il grommelait dans son coin, ses regards remplis de haine.
Le soir je lui conseillais de changer d'attitude, lui grommela encore.
« Tu ronchonnes ?! Tu me répète ça à voix haute ! »
Lucien resta silencieux, je sentais sa peur.
« Alors ?! J'écoute. »
« J'ai rien dit. » Répondit sèchement Lucien.
« Tu te fiche de moi ?! » Lui criai je.
Je continuais à le gronder, la mauvaise humeur y'en avait assez, on l'avait suffisamment supporté comme ça. Si il voulait rester de mauvaise humeur, on allait arranger ça.
« Vas me chercher la ceinture ! » J'ordonnais.
Lucien en profita pour s'enfuir et s'enfermer dans la salle de bain.
Le bougre ne se doutais pas que c'était le genre de loquet qui s'ouvre de l'extérieur en un coup de tourne visse, et à sa grande surprise je rentrais sans peine dans sa retraite.
Je regrettais déjà de l'avoir habillé en pantalon, ça annonçait qu'on allait batailler pour qu'il l'enlève.
Je tentais un « baisse ton pantalon ! », sans résultats, le « non » fut ferme.
C'était clair, avec Lucien on allait passer au régime de la culotte courte. Dès demain il n'aurait plus une manche qui descend en dessous du genoux, je raccourcirais tout, éventuellement laisser quelques pantalons pour l'hiver.
Sur ma demande Jérôme m'apporta la ceinture, il fut aussitôt traité de connard par son frère qui nous dévisageait avec haine. Pour son plus grand bien, Jérôme avait choisi de ne pas prendre part à la rébellion, il avait choisi son camps, le miens. Je comptais bien récompenser sa position, ça servirait d'exemple aux deux.
Lucien n'avait pas d'issue, juste son pantalon et sa chemise comme unique recours.
Je l'attrapais par les cheveux au niveau de la nuque, et le traînais pour le placer à genoux, la tête face à la cuvette des toilettes. Des l'autre main je gymnastiquai pour dégrafer son pantalon, ses mains vinrent s'opposer à mon effort. Avant qu'il eu le temps de réagir, je soulevais sa chemise, pris la ceinture que j'avais déposé pliée en deux par terre et il reçu un coup sur le dos.
Lucien agrippa sa chemise et couvrit son dos.
Pendant ce temps j'en profitais pour faire glisser son pantalon jusqu'aux chevilles. Les coups pleuvaient sur les cuisses, je lui découvrais à nouveau le dos, il ne savait plus où mettre ses mains.
Sa culotte fut tirée jusqu'au genoux, il ne lui restait plus que ses yeux pour pleurer, et je ne comptais plus les coups, je lui filais une correction exemplaire. Il s'en prenait partout, et même sur la paume des mains quand elles traînaient au mauvais endroit. Combien de fois je devais lui répéter de les tenir sur la cuvette.
Je lui promettais une discipline militaire si il continuait dans cette voix, il allait vite comprendre qu'il faut marcher au pas. Demain, il comprendrait comment on pose son cul sur une chaise quand on n'obéit pas, et il se tiendrait le dos droit.
Ses cris, ses gémissements, ses supplications avaient pris le ton d'une soumission inconditionnelle.
J'étais arrivé aux limites de l'insupportable, il avait fini par craquer, il était à moi.
Il rangea docilement la ceinture à sa place, je l'envoyais à la boulangerie chercher deux opéras, c'était le dessert après le dîner, que nous dégustions moi et Jérôme sous le regard hébété de Lucien, à qui incombait de débarrasser la table et la corvée de vaisselle.