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mardi 3 juillet 2012

12_Gouvernance



Les deux années qui suivirent mon crime furent des plus terribles, la dernière ligne droite avant que ma mère ne consente à me considérer en jeune femme responsable.
Si les punitions appartenaient maintenant au passé, je gardais toujours avec moi mes peurs et mes tics, comme celui de couvrir mon visage dès que quelqu'un levait la main ou faisait un geste brusque, la peur me serrait l'estomac quand je descendais à la cave.
« On va s'expliquer à la cave, Cécile ! » Les mots résonnaient encore dans ma tête.
Il était toujours là, pendu à son clou, le câble des réprimandes suprêmes, cette terreur qui avait ôté en moi tout espoir de pouvoir un jour révéler ma personnalité, qui avait mordu ma chair jusqu'à ce que j'accepte comme bienfaitrice mon humiliation, jusqu'à ce que je reconnaisse en moi toute fierté vaniteuse.
Ma nouvelle condition venait comme une récompense longtemps attendue, et justifiait pour moi l'éducation drastique que j'avais reçue. On m'avait appris à mériter ma situation, j'en étais fière, on n'a rien sans rien, j'approuvais qu'il fallait se donner du mal pour arriver à ses fins.
J'étais maintenant considérée en femme et je me considérais riche, ma mère me remettais la moitié de ma paye, l'autre partie m'était retenue comme participation au foyer.
J'étais enfin libre, et ma liberté se contenait à respecter les valeurs qu'on m'avait enseigné.
C'était une ligne rouge que je n'avais nulle envie de franchir, ce confort me garantissait mon nouveau statu.
Je rêvais d'une indépendance totale, d'un véritable chez moi, soustrait des jugements de ma mère, et bientôt cette consécration sonna à ma porte.
La proposition me convenait parfaitement et répondait à mon besoin grandissant de m'épanouir.
Tante Christine, lointaine cousine de ma mère accepta une mutation profitable en tant que réceptionniste dans un hôtel d'une station balnéaire.
L'aubaine pour elle de rembourser plus confortablement ses traites, la seule condition étaient qu'elle puisse faire garder ses deux jeunes fils, Lucien, l'aîné et Jérôme, deux ans plus jeune.
Tante Christine n'était pas dans une situation des plus confortable, son ex époux était rentré dans une secte et ma tante était restée seule avec les crédits de l'appartement.
J'acceptais le rôle de gouvernante, payé une misère, mais j'avais une grande chambre, loin des yeux mère, et je gardais mes anciens boulots de ménage ainsi que l'intégralité de ma paye.
Tante Christine revenait à l'appartement une semaine par mois.
Elle me fit sentir de me considérer comme chez moi et m'invita même à utiliser sa garde robe si j'en avais envie.
Pour moi aussi c'était l'aubaine, je pouvais faire ma vie comme bon me semble et la contrepartie de garder ses enfants était des moindre.

Tante Christine se plaignait de Lucien, il donnait le mauvais exemple a son frère, qui commençait à l'instar de l'aîné à faire sa forte tête.
Je demandais à ma tante si elle leur donnait la fessée. Bien sur, la pratique faisait partie intégrante des traditions familiales, elle précisa qu'avec Lucien elle avait même recours à la ceinture, mais les fruits de ses efforts n'étaient que de très courte durée, à l'entendre, je cru comprendre que Julien n'en avait rien à faire.
Je lui promis de mettre de l'ordre dans leur comportement, que j'allais les mettre sur les rails, et vite.
Septiques des résultats que je pouvais obtenir, ma tante me remercia grandement, et me donna carte blanche sur la manière de procéder.
Ma tante me connaissais depuis que j'étais toute petite, elle restait depuis toujours en admiration devant la constance de mon attitude respectueuse. Elle n'était pas dupe, elle se doutait qu'il y avait des efforts à faire, surtout avec des garçons, malheureusement son état de fatigue et son tempérament avaient suscité un laissé allé qu'elle déplorait.
Tante Christine me remis les clefs, pour elle je lui rendais un grand service, vital. Elle était un peu gêner de me pièger avec ses deux diables qu'elle considérait incorrigibles, tout ce qu'elle souhaitait c'est que je tienne le coup.
Moi je n'avais nulle intention de jouer au martyrs et me faire humilier par des marmots qui me doivent respect et obéissance.
Je considérais l'affaire acquise, et si les deux garnements en pensaient autrement, ça allait dérouiller.

Quand tante Christine avait fait les présentations, j'étais restée cordiale mais sèche, le regard jugeant du comportement frivole des deux fils, je faisais l'inventaire des attitudes à changer.
Ma remarque fut publique, je voulais qu'il entende bien qu'il y allait avoir du changement, je les sentait perdre leur repères, ils ne savait plus vraiment sur quel pieds ils allaient danser.
C'était fait, je les avais mis en garde, maintenant j'attendais patiemment qu'ils me testent pour leur donner une réponse adéquate.
C'est Lucien qui prit l'initiative, quand je mis fin au jeux et requis de ranger leur chambre.
Sa réponse fut violente, il me considéra comme sa bonne, c'était ainsi qu'il se représentait ma présence.
Mon retour le laissa bouche bée, il avait un quart d'heure pour ranger la chambre, j'en rajoutais pas d'avantage et sorti de la pièce. Le silence dura quelques instants et les jeux recommençaient.
Sur cette décision prise, je fit un tour dans la chambre de ma tante, ce que je cherchais se trouvais précisément dans la penderie.
J'avais tout de suite repéré ce qui convenait, une fine ceinture en cuir marron, estampée sur toute la longueur d'un motif floral. Quelques essais sur la paume de ma main confirmèrent mon attente, ça allait faire un mal de chien.
Chose promise, chose due, montre en main, je laissais s'écouler les quinze minutes prévues pour le rangement.
J'entendais encore les joies de la rébellion, mon retrait provisoire avait suscité encore plus d'enthousiasme.
D'un pas décisif, la ceinture enroulée autour de la main je rentrais dans leur chambre, inutile de faire un constat, le bazar n'avait qu'empiré. D'un coup cinglant sur les mollets dénudés de Lucien qui portait un bermuda, je le fit sursauter dans un râle.
Visiblement il ne savait pas ce qui lui arrive, il me regardait les yeux écarquillés remplis de craintes.
En un instant il compris que je lui barrais la route vers la porte et s'agenouilla assis pour protéger les parties nues de ses jambes, il leva les mains en croix pour prévenir d'autres coups.
Je fis le tour pour me retrouver derrière lui. Il vit une brèche dans mon déplacement pour s'enfuir, mais un coup consécutif sur les mollets le stoppa net, et il se rassit sur les genoux. Je l'attrapais par le bas de sa chemise pour la lui remonter jusqu'en haut du dos. Ses mains vagabondaient sur son dos pour parer d'éventuels coups.
C'est sur le haut du dos que je lui fit ressentir la douleur, là où ses mains avaient peine à atteindre.
Il hurla, il pleurait sans retenue, comme si je l'écorchais vif.
Je le tenais fermement par sa chemise remontée au niveau de sa nuque, il sentait bien qu'il n'avait plus d'autre alternative que de tenir la tête basse et obéir.
Jérôme, apeuré, rangeait frénétiquement la chambre. Je lui lançais un regard foudroyant, espérant qu'il comprenne qu'après ça pouvait bien être son tour.
J'ordonnais à Lucien de baisser son pantalon et sa culotte, lui ne voulais pas décoller ses fesses de ses mollets.
Un autre coup sur son dos me donna de suite raison, et debout sur ses genoux Julien exécuta l'ordre en vitesse. Il était grand temps de lui apprendre l'obéissance.
Culotte baissée je l'amenais vers son bureau, où je le fis s'accouder cambré, les jambes serrées Les fesses bien tendues.
Dix coup de ceintures sur son cul, je lui annonçais la réprimande pour avoir fait sa forte tête.
Si il allait y avoir un martyr dans cette maison ce serait lui, parce que je n'allais pas tolérer d'attitudes désobligeante, et je n'allais pas user de ma voix pour répéter une deuxième fois.
J'avais pas le droit de le frapper, il dirait tout à sa mère, j'étais une salope conclu Lucien.
Le premier coup de ceinture ne se fit pas attendre, Lucien se raidit, droit, le souffle coupé.
Je lui demandais si il voulait que j'en rajoute, parce que si il insistait, j'allais doubler la correction.
Il rétorqua par un « non », tout en plaçant ses mains pour protéger son derrière.
Aussitôt, je lui appliquais un deuxième coup sur ses cuisses. Il hurla et tapa des pieds sur place, piétinant sa culotte et son bermuda qui venaient de rejoindre le sol.
De ses mains, il attrapa ses cuisses à l'endroit où la ceinture venait de le cingler.
« J'attends des excuses. » Lui dis je.
Il calma ses pleurs pour balbutier d'une voix chancelante, ses regrets. Légèrement cambré, il couvrait toujours ses cuisses.
Je lui cinglais à nouveau ses mollets en lui criant qu'il devait se remettre de suite en position.
Ses jambes courraient sur place, dans ses râles il supplia de pas le battre d'avantage, il avait compris, il ne broncherait plus, il ne tenais plus, ça faisait trop mal sur les jambes .
Impassible devant ses simagrées, je lui conseillais de me tendre ses fesses au plus vite si il ne voulais pas danser la polka.
« J'attends ! » lui criai je, dans son hésitation.
Un quatrième coup sur les cuisses lui inspira une motivation profonde pour réajuster sa pose.
Il était maté, son attitude à redoubler d'effort pour se remettre en place après chaque coup me le confirmait, moi je le stimulais d'avantage quand ça traînait à remettre le cul en place, en menaçant d'un prochain sur les jambes.
Il avait changé de ton ton le Lucien, il suppliait, il promettait d'obéir, ma thérapie de choc ne lui offrait qu'une seule voix acceptable, la résignation.
Dix coups, c'était dix coups, je lui rentrais dans le crâne que je ne fléchissais pas, qu'il pouvait s'estimer heureux de pas s'en prendre d'avantage, parce qu'il ne les avait pas volé ceux la.
Son esprit était maintenant exempt de toute protestation, prêt à acquiescer une humiliante engueulade, il allait tomber de haut dans son estime, les mots d'usage pour la circonstance, je les connaissais par cœur, ma mère me les avait rabâcher plus de mille fois.
Il était loin d'avoir repris ses esprits, quand je lui demandais de me faire face pour pousser une gueulante.
Il n'y avait pas de bonniche ici, c'était pas un marmot de son espèce qui allait dicter sa loi, si il entraînait encore son frère à faire des conneries, il allait montrer l'exemple, il allait montrer comment on tend son cul. Je dandinais la ceinture dans ma main, signifiant qu'elle n'attendait qu'un mot de travers pour sévir.. Lucien mâchait ses phrase dans les pleurs.
« Tu arrêtes de chialer Lucien, parce que si tu en a encore envie, je vais te donner une bonne raison avec la ceinture », je la lui présentais menaçante, bien en évidence devant son nez.
Le visage pourpre comme une betterave il contenait l'irruption.
Jérôme, debout, pétrifié nous regardait, il se demandait certainement si lui aussi allait y goûter.
Il venait de ranger impeccablement la chambre et attendait sa sentence.
Je félicitais Jérôme d'avoir pris la bonne initiative, en m'adressant rudement à Lucien je lui conseillais de prendre exemple sur son frère.
Lucien commença à se remettre sa culotte, je lui fit remarquer qu'on avait pas encore rangé la ceinture, à nouveau il étouffa des pleurs. Je la lui tendis pour qu'il la remette en place avant de se rhabiller.

Le lendemain, bien qu'il tenait sa tête basse, Lucien montrait sa mauvaise humeur, il ne parlait pas, ni à son frère avec qui il se montrait désagréable, et avec moi encore moins.
Dès que je lui demandais quelque chose, il grommelait dans son coin, ses regards remplis de haine.
Le soir je lui conseillais de changer d'attitude, lui grommela encore.
« Tu ronchonnes ?! Tu me répète ça à voix haute ! »
Lucien resta silencieux, je sentais sa peur.
« Alors ?! J'écoute. »
« J'ai rien dit. » Répondit sèchement Lucien.
« Tu te fiche de moi ?! » Lui criai je.
Je continuais à le gronder, la mauvaise humeur y'en avait assez, on l'avait suffisamment supporté comme ça. Si il voulait rester de mauvaise humeur, on allait arranger ça.
« Vas me chercher la ceinture ! » J'ordonnais.
Lucien en profita pour s'enfuir et s'enfermer dans la salle de bain.
Le bougre ne se doutais pas que c'était le genre de loquet qui s'ouvre de l'extérieur en un coup de tourne visse, et à sa grande surprise je rentrais sans peine dans sa retraite.
Je regrettais déjà de l'avoir habillé en pantalon, ça annonçait qu'on allait batailler pour qu'il l'enlève.
Je tentais un « baisse ton pantalon ! », sans résultats, le « non » fut ferme.
C'était clair, avec Lucien on allait passer au régime de la culotte courte. Dès demain il n'aurait plus une manche qui descend en dessous du genoux, je raccourcirais tout, éventuellement laisser quelques pantalons pour l'hiver.
Sur ma demande Jérôme m'apporta la ceinture, il fut aussitôt traité de connard par son frère qui nous dévisageait avec haine. Pour son plus grand bien, Jérôme avait choisi de ne pas prendre part à la rébellion, il avait choisi son camps, le miens. Je comptais bien récompenser sa position, ça servirait d'exemple aux deux.
Lucien n'avait pas d'issue, juste son pantalon et sa chemise comme unique recours.
Je l'attrapais par les cheveux au niveau de la nuque, et le traînais pour le placer à genoux, la tête face à la cuvette des toilettes. Des l'autre main je gymnastiquai pour dégrafer son pantalon, ses mains vinrent s'opposer à mon effort. Avant qu'il eu le temps de réagir, je soulevais sa chemise, pris la ceinture que j'avais déposé pliée en deux par terre et il reçu un coup sur le dos.
Lucien agrippa sa chemise et couvrit son dos.
Pendant ce temps j'en profitais pour faire glisser son pantalon jusqu'aux chevilles. Les coups pleuvaient sur les cuisses, je lui découvrais à nouveau le dos, il ne savait plus où mettre ses mains.
Sa culotte fut tirée jusqu'au genoux, il ne lui restait plus que ses yeux pour pleurer, et je ne comptais plus les coups, je lui filais une correction exemplaire. Il s'en prenait partout, et même sur la paume des mains quand elles traînaient au mauvais endroit. Combien de fois je devais lui répéter de les tenir sur la cuvette.
Je lui promettais une discipline militaire si il continuait dans cette voix, il allait vite comprendre qu'il faut marcher au pas. Demain, il comprendrait comment on pose son cul sur une chaise quand on n'obéit pas, et il se tiendrait le dos droit.
Ses cris, ses gémissements, ses supplications avaient pris le ton d'une soumission inconditionnelle.
J'étais arrivé aux limites de l'insupportable, il avait fini par craquer, il était à moi.
Il rangea docilement la ceinture à sa place, je l'envoyais à la boulangerie chercher deux opéras, c'était le dessert après le dîner, que nous dégustions moi et Jérôme sous le regard hébété de Lucien, à qui incombait de débarrasser la table et la corvée de vaisselle.




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